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Trump débloque 53 millions de barils de la réserve stratégique de pétrole américaine pour atténuer les répercussions de la guerre contre l'Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les États-Unis débloquent 53,3 millions de barils de pétrole brut de leurs réserves stratégiques de pétrole

Les États-Unis débloquent 53,3 millions de barils de brut de leur réserve stratégique de pétrole afin de rassurer les marchés mondiaux, perturbés par la guerre contre l'Iran et les coupures de navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette réserve d'urgence sera distribuée aux principales entreprises énergétiques, dont Exxon Mobil, Trafigura et Marathon Petroleum, dans le cadre d'un plan plus vaste du département de l'Énergie visant à injecter 172 millions de barils sur le marché, selon des informations parues lundi.

Cette mesure intervient alors que les craintes de pénurie de carburant et d'instabilité persistante dans la région du golfe Persique s'intensifient.

Le détroit d'Ormuz, voie stratégique vitale pour environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz, reste de facto fermé par Téhéran depuis début mars, quelques jours après le début de la guerre d'agression non provoquée de l'alliance américano-israélienne contre l'Iran le 28 février.

La République islamique d’Iran a averti qu'elle pourrait cibler les navires des agresseurs ou ceux de leurs alliés traversant cette voie maritime en réponse aux frappes américano-israéliennes.

Cette fermeture a provoqué de graves perturbations dans les flux énergétiques mondiaux et une forte volatilité des prix. Le Brent, référence internationale du pétrole, a bondi de plus de 4 % pour atteindre plus de 105 dollars le baril avant de retomber aux alentours de ce montant après le rejet par le président américain Donald Trump de la dernière réponse iranienne aux propositions de cessez-le-feu américaines.

L'Iran a fait part de sa position raisonnable par l'intermédiaire du Pakistan, qui joue le rôle de médiateur entre les deux parties, exigeant un arrêt immédiat des hostilités et des garanties contre de futures attaques américano-israéliennes.

Bien que les prix aient légèrement baissé par la suite, la banque d'investissement JP Morgan a indiqué que le pétrole devrait se maintenir autour de 100 dollars le baril pendant la majeure partie de l'année, avec une moyenne de 97 dollars pour l'ensemble de l'année 2026. Elle a également averti que même la réouverture du détroit d'Ormuz ne permettrait pas de rétablir rapidement un approvisionnement normal.

« Surtout, l'analyse ne prévoit pas de retour à la normale rapide une fois le détroit rouvert », a-t-elle ajouté, précisant que le principal obstacle se déplacerait probablement du détroit lui-même vers la disponibilité des pétroliers, la reprise de la production des raffineries et des contraintes logistiques plus générales.

Le PDG du géant saoudien Aramco, Amin Nasser, a averti que le choc sur le marché pourrait se prolonger jusqu'en 2027, affirmant que le monde avait subi une perte d'approvisionnement sans précédent d'environ un milliard de barils de pétrole.

« Même si le détroit d'Ormuz s'ouvrait aujourd'hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre. Si son ouverture est retardée de quelques semaines, la normalisation ne se poursuivra pas avant 2027 », a-t-il déclaré.

Parallèlement, la production de l'OPEP aurait chuté de 830 000 barils par jour en avril, accentuant la pression sur des approvisionnements mondiaux déjà sous tension.

L'Iran a renforcé ses contrôles le mois dernier après l'annonce par Trump d'un blocus visant les navires et les ports iraniens.

Ces dernières semaines, des navires de guerre américains ont tenté de s'approcher des eaux iraniennes, dans une tentative désespérée de briser le contrôle de l'Iran sur le détroit, mais ont été repoussés par des tirs iraniens directs. Ces incidents ont anéanti les promesses de Washington de rétablir la navigation normale dans le golfe Persique, ternissant davantage l'image des États-Unis en tant que superpuissance mondiale.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV